Les activités périscolaires occupent aujourd’hui une place centrale dans l’organisation des temps de l’enfant. Elles se situent entre le temps scolaire et le temps familial. Si elles ont été considérées comme une simple fonction de garde, elles s’inscrivent aujourd’hui dans une démarche éducative. Pour les collectivités, l’encadrement périscolaire représente donc un enjeu éducatif, mais aussi règlementaire, organisationnel et territorial.
Le périscolaire, un temps éducatif à part entière
Les activités périscolaires constituent des temps de loisirs éducatifs qui sont complémentaires de l’enseignement scolaire. Les enfants se voient proposer des situations et formes d’apprentissage qui passent par le jeu, la créativité, l’autonomie, l’expérimentation ou la socialisation.
Le périscolaire n’est pas contraint par des programmes nationaux et offre ainsi une grande souplesse pédagogique. Les animateurs peuvent ainsi alterner les activités encadrées, les temps libres, de repos ou encore l’autonomie surveillée pour s’adapter aux besoins des enfants. En effet, loin d’être de l’oisiveté, les temps libre participent à la construction de l’enfant, de sa personnalité à son imagination en passant par son aptitude sociale.
Encadrer le périscolaire
Un cadre réglementaire exigeant
L’encadrement périscolaire s’inscrit dans un cadre réglementaire précis, visant à garantir la santé, la sécurité physique et morale des enfants. Toute personne physique ou morale peut organiser des activités périscolaires, sous réserve de ne pas faire l’objet d’une interdiction judiciaire ou administrative, mais les accueils de loisirs périscolaires sont majoritairement organisés par les collectivités territoriales et les associations.
Dans tous les cas, l’organisateur doit respecter plusieurs obligations, notamment :
- la déclaration préalable de l’accueil auprès des services de l’État ;
- le respect des normes d’hygiène et de sécurité ;
- la souscription d’une assurance en responsabilité civile ;
- la formalisation et la mise en œuvre d’un projet éducatif ;
- le respect des taux d’encadrement réglementaires ;
- le recours à un encadrement qualifié.
Ces exigences renforcent la responsabilité des collectivités et participent à la professionnalisation du secteur périscolaire.
La qualification des équipes, un enjeu de qualité éducative
L’accueil de loisirs périscolaire repose sur une organisation structurée autour d’un directeur et d’une équipe d’animation permanente. Le directeur est responsable de la mise en œuvre du projet pédagogique et du recrutement des animateurs.
Ces derniers doivent être titulaires de diplômes reconnus, en cours de formation, agents de la fonction publique territoriale ou titulaires du brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA). Les animateurs qualifiés doivent représenter au moins 50 % de l’effectif d’encadrement, une part limitée de personnel non qualifié étant tolérée à titre subsidiaire.
Ces exigences contribuent à garantir la qualité des activités proposées, mais soulèvent également des enjeux en matière de recrutement, de formation périscolaire pour les collectivités et de stabilisation des équipes.
Répondre aux attentes des familles et renforcer l’attractivité territoriale
Les besoins exprimés par les familles en matière de périscolaire ont fortement évolué. La demande de modes de garde étendus, le matin, le midi et le soir, s’est accrue, en particulier dans les territoires où les deux parents travaillent. Mais au-delà de la simple prise en charge des enfants, les familles sont de plus en plus attentives à la qualité éducative des activités proposées. Le périscolaire est ainsi un facteur d’attractivité pour les communes.
Conscientes de cette évolution, les collectivités investissent donc dans le développement des accueils périscolaires, recrutent des animateurs, construisent des projets éducatifs et améliorent les infrastructures.

